La tribu Mijikenda
Mijikenda signifie “les neuf villes”. Les Mijikendas sont formés par des sous-groupes
bantous de la côte comme les Kauma, Chonyi, Jibana, Giriama, Kamabe, Ribe, Rabai,
Duruma et Digo. Les Digos vivent aussi en Tanzanie en raison de la promixité de la
frontière. On dit que le peuple Mijikenda est originaire du nord de la côte somalienne
appelée Shungwaya et aurait émigré au sud il y a 300 ans à cause des attaques hostiles
des tribus Oromos dont les Boranas font aussi partie. Les peuples Giriamas et Digos
sont les plus gros et plus célèbres groupes. Les Mijikendas vivent dans les régions
de la côte kenyane et en Tanzanie.
Langue
Les Mijikendas parlent le Mijikenda ainsi que d’autres dialectes. Depuis que les
relations commerciales avec les tribus Swahili de la côte se sont développées, les
langues ont beaucoup de ressemblances.
Activités
Le cocotier etait au centre des activités agricoles des Mijikendas. Maintenant, ils
cultivent aussi des champs de noix de cachou, patates douces, manioque, igname
et millet. Pour répondre à la demande de l’industrie touristique, ils se sont vite
développés. De plus en plus de Mijikendas se sont mis à l’agriculture commerciale
pour répondre à la demande de l’industrie hotellière.
Habitat
Leurs huttes sont en bois et entièrement recouvertes d’un tapis de paille (toit
de chaume) qui permet de protéger de la pluie et offre une bonne ventilation intérieure.
Aujourd’hui, leurs maisons sont faites à partir de blocs de corail et le toit en
tôle d’aliminium ondulée. ils préfèrent construire des maisons rectangulaires avec
des pièces de chaque côté d’un couloir central.
Coutumes et religions
La tribu Mijikenda possède des forêt sacrées, les Kayas qu’ils utilisent comme lieu
de recueillement et les prières sont conduites par des anciens choisis. Les forêts
sont des sites reconnus patrimoine mondial de l’UNESCO. Elles sont considérées comme
des monuments nationaux au Kenya dont le but est de préserver la diversité Mijikenda.
Elles sont restées intactes depuis des années et accueillent de nombreuses espèces
en voie d’extinction. Les Mijikendas ont retranscrit des fables à leurs origines,
ainsi que des récits sur les fondements de leur structure sociale stratifiée dans
des documents qu’ils retransmettent ensuite à leurs enfants.
Les sanctuaires Kayas, établis pour les prières, sacrifices et autres rituels religieux
appartiennent individuellement à chaque clan Mijikenda. Les sanctuaires Kayas sont
situées au plus profond de la forêt et il était donc mal vu de couper les arbres
et la végetation autour de ces sanctuaires. Les Mijikendas croient que les membres
du groupe le plus âgé, les anciens Kayas, possèdent des pouvoirs mystiques comme
le pouvoir de déclencher la pluie pendant les sécheresses. S’ils échouaient, ils
etaient alors dépossédés de leur pouvoir hiérarchique. La plupart des Mijikendas
sont de nos jours musulmans et chrétiens en raison de leur intégration dans les
cultures modernes cependant certains conservent leurs croyances indigènes.
Culture
Le peuple Mijikenda possède une incroyable culture musicale folklorique. Leur musique
est rythmée par des percussions.